Maria Fernanda Cardoso dans l’exposition “Art et biodiversité”

A la Bibliothèque des Grands Moulins, nous vous invitons à découvrir l’exposition Art et biodiversité : hommage à l’art rupestre  amazonien.

Parmi les textes consacrés au rapport entre l’art rupestre amazonien et l’art contemporain, on trouve l’œuvre de l’artiste colombienne Maria Fernanda Cardoso. La représentation de la biodiversité présente dans son travail, est également une dimension des pictogrammes amazoniens.

Le terme biodiversité est composé des mots grec βίος (« vie ») et « diversité ». Il signifie la hétérogénéité des espèces et leurs interactions dans la multiplicité d’écosystèmes existant sur terre.

La diversité de la faune colombienne est mise en  valeur  par les installations artistiques de Cardoso [1]. À partir des années quatre-vingt-dix, elle commence à travailler avec des animaux empaillés : piranhas de l’Amazonie, lézards, serpents, grenouilles, hippocampes disséqués, étoiles de mer, entre autres.

Selon la critique d’art Gloria Cristina[2] Samper, l’utilisation de ces animaux permet d’évoquer toute la richesse de la nature colombienne[3]. En effet, pour l’artiste, chacune des œuvres faites avec des animaux, comporte une réflexion sur leur symbolisme culturel, ainsi que sur le changement de sens lorsque ces animaux sont utilisés pour faire de l’art.

Cette même diversité animale est représentée dans l’art rupestre amazonien. Selon Fernando Urbina Rangel, il y a encore énormément de recherches à faire pour comprendre le sens de chaque pictogramme. Son hypothèse : parmi les animaux aperçus sur les murs des grottes – serpents, lapins, aigles, félins,  chiens, chevaux et vaches – ces trois derniers sont les principaux types d’animaux représentés.  Cela signifierait que les pictogrammes ont été créés à différents moments de l’histoire de la Colombie ; certains datent de l’époque de l’arrivée des espagnols en 1492.

Plus d’infos sur l’art rupestre amazonien

Plus d’infos sur l’exposition Art et biodiversité : hommage à l’art rupestre  amazonien. Bibliothèque des Grands Moulins, 5 rue Thomas Mann, Paris 13e.

Un article de Lorena Garcia Cely, doctorante en littérature contemporaine à l’université Paris 8

 

[1] Starfish & Marine Animals, 1990. Image courtoisie de l’artiste

[2] Corona para una princesa Chibcha, 1990. Image courtoisie de l’artiste

[3]Cf. https://www.elespectador.com/cromos/personajes/perfiles/articulo-maria-fernanda-cardoso-al-natural. Consulté le 4 mars 2019.

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